bonjour, dans le lien ci-dessous, voici la vidéo des assises de la prostitution et de la manif de mars 2008.
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eric
bonjour, dans le lien ci-dessous, voici la vidéo des assises de la prostitution et de la manif de mars 2008.
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Catégories : actualité · débats publics · manifestations · rapports et témoignages
Tagué : vidéo assises de la prostituion, vidéo prostitution
Nous vous convions à une conférence de presse le jeudi 23 juin à 11 h au CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris (M° Alexandre Dumas ou Nation).
À l’heure au Nicolas Sarkozy revient au ministère de l’Intérieur, les prostituéEs craignent plus encore pour leur sécurité, déjà sérieusement mise à mal. Depuis deux ans du fait de l’article L 50 qui sanctionne le racolage passif d’une amende de 3 750 euro et de deux mois de prison, les prostituéEs subissent quotidiennement un véritable calvaire. Certes les rues de Paris ont été débarrassées de leur présence et les riverains n’ont plus à s’en plaindre, mais ils-elles ont été reléguéEs aux marges de la ville, parfois même jusqu’à 150 km, dans des lieux déserts et dangereux. Ils-elles subissent violences physiques, insultes et humiliations, traitement discriminatoire pour les séropositifs, confiscation du véhicule de la part des policiers. Le racisme et les injures sexistes sont le lot quotidien de la plupart d’entre eux en raison de leur couleur de peau, de leur orientation sexuelle ou de leur transsexualité. Agressions et viols sont de plus en plus courants de la part de clients qui profitent de la situation, font du chantage concernant les tarifs ou les pratiques jusque là refusées. Les prostituéEs se précarisent de manière inquiétante tout en continuant à payer des impôts et des amendes toujours plus lourdes. Au delà de toute idéologie concernant les rapports sociaux de sexe, le droit de disposer librement de son corps doit être défendu et le racolage passif ne doit en aucun cas être sanctionné pénalement. Nous, prostituéEs et tous ceux et celles qui les soutiennent, souhaitons lors de cette conférence faire entendre notre voix pour exiger l’abrogation de l’article L 50.
Participeront à cette conférence : des prostituées, une avocate, La Cimade, le PASTT, une personne de la LDH, une prostituée de Genève et des chercheurs en Sciences humaines.
Contact presse : amaouche.malika@gmail.com
Catégories : débats publics
Communiqué de presse 20 avril 2006
La fabrication de toutes pièces d’une représentation politiquement correcte… et parfaitement frelatée de la prostitution au service de l’audimat.
Le plateau regorge de femmes repenties, soigneusement sélectionnées pour offrir aux téléspectateurs l’image caricaturale de la prostitution qui prévaut dans les représentations collectives, celle qui permet de ne pas prendre de risques et dont on sait surtout qu’elle se vend bien. Des femmes de plus de 40 ou 50 ans qui veulent arrêter de travailler, comme-ci ce n’était pas le cas dans les autres métiers. Aucune distinction n’est faite entre la prostitution en tant que telle et des conditions de travail de plus en plus difficile à cause de la non reconnaissance du métier, l’absence de droits, la stigmatisation et la répression accrue. En toile de fond, bien sûr, la formule consacrée : « Pourquoi choisit-on de vendre son corps ? » ne trouble personne, pas même le candide de service en la personne de Patrick Cauvin, auteur de romans censé connaître le poids des mots, le sens des formules…
Sonia aura tout juste le temps de faire remarquer que son corps est bien là, elle qui parle de son métier qui la satisfait, de ses clients qu’elle comprend et accompagne dans leur demande et qui ose parler du plaisir qu’elle peut éprouver parfois, fait figure d’extraterrestre. Intelligente, distinguée et parfaitement claire, elle aurait pu porter ombrage à ce beau tableau si elle avait été « bien de chez nous ». Mais à défaut d’être extraterrestre, elle est extraterritoriale… Elle est belge, travaille dans une « carrée », est en vitrine, autant de caractéristiques qui permettent de mettre à distance son témoignage et même d’en tirer une petite note « exotique ». Ah ! Ces Belges !…
Quant aux garçons prostitués, ils sont « extrêmement minoritaires », dixit l’expert de circonstance – et de pacotille – Delarue. Ils ne viendront donc pas ternir ce beau tableau, ils n’ont pas leur place. Ce présentateur « grand public » ne se soucie guère des réalités du terrain, la REALITE qui doit apparaître c’est la sienne, celle qui lui assurera la pérennité de son émission, les meilleurs rapports avec les politiques, un fort taux d’audience et une réputation « au dessus de tout soupçon ».
Pas une seule transgenre non plus… C’est vrai que ça ferait désordre… Si on suit la logique Delarue, elles ne sont pas même minoritaires, elles n’existent carrément pas… Peut-être ont-elles réellement vendu leur corps au point d’être devenues transparentes ?
Le flic, lui, existe bel et bien, c’est un pro qui rassure l’opinion sur le travail sans faille de la police et sur le bien fondé de la loi Sarkozy. Bien sûr, il lui faudra sacrifier quelques détails sur l’autel de la vérité, mais qu’importe, c’est pour la « bonne cause » !! A l’entendre, les femmes des réseaux ne sont plus sur notre territoire, les interpellations se font avec tact et délicatesse et le ministre de l’Intérieur est un homme formidable, une vraie providence pour notre pays envahi d’étrangères sans foi ni loi…
Le prix à payer pour cette grossière manipulation ? Comme toujours, les putes paieront la facture… Elles n’en sont plus à une instrumentalisation près…
Dormez tranquilles braves gens ! Tous les problèmes sont résolus, vous ne serez plus gênés par ces classes dangereuses qui troublaient jadis votre tranquillité. Avec ce genre de show pétri des clichés les plus éculés, on peut être rassuré et c’est ça qui compte.
Pour Femmes de Droit Droit des Femmes : Françoise Gil 01 43 47 48 50
Pour le PASTT : Camille Cabral 06 74 67 03 33
Pour LESPUTES.ORG : Maîtresse Nikita 06 60 08 34 67
Catégories : débats publics
Débat public le 8 avril 2005, Place de la Bastille au coin du boulevard Richard Lenoir à 14h
Que la prostitution soit perçue dans un registre grivois ou sous un angle moral, c’est en fait toujours un regard méprisant qui est posé sur l’activité prostitutionnelle et sur les personnes qui l’exercent. Ce mépris se traduit clairement dans la manière dot le gouvernement actuel fait des prostitué(e)s les boucs émissaires de la lutte contre les réseaux. Aujourd’hui les prostitué(e)s subissent la politique du tout répressif non pour l’activité qu’elles ou ils exercent, mais du fait de leur visibilité. En effet, depuis le 18 mars 2003, le racolage, même passif, est puni de 3 750 € d’amende et de deux mois de prison.
Le harcèlement policier dont sont victimes les prostituées (les femmes essentiellement, ainsi que les trangenres) ont conduit l’Association Femmes de droits, droits des femmes à décider d’une journée d’action pour informer la population sur les conditions qui leur sont faites.
Initialement prévue le 18 mars, cette journée a été repoussée à l’annonce de la première grande manifestation contre le Contrat Première Embauche. En tant que citoyennes, les prostituées, en effet, ont voulu laisser la priorité aux revendications portant sur le droit au travail et le droit du travail.
*Nous organisons donc une après-midi d’ateliers de réflexion et de discussions en plein air, Place de la Bastille au coin du boulevard Richard Lenoir, le samedi 8 avril entre 13 heures et 17 heures 30, pour faire connaître les conséquences de la loi sur le racolage, mais aussi et surtout pour analyser les autres articles de lois qui régissent l’activité prostitutionnelle en France et amorcer une réflexion sur la création d’un statut pour les prostitué(e)s.*
Le débat contradictoire étant la meilleure manière de faire avancer la discussion, sur la question du statut nous avons invité Daniel Borillo, juriste, Maître de conférences à Paris X-Nanterre, et une personne représentative du courant abolitionniste (nom à confirmer) ; cette table ronde se tiendra à partir de 14 heures 30. Sur les conséquences de la loi, les intervenants seront Johanne Vernier, doctorante en Droit et spécialiste de la Loi pour la Sécurité intérieure et Jérôme de l’Association Cabiria de Lyon le débat commencera à 16 heures.
Ces tables rondes permettront un échange entre des prostitué(e)s, les intervenants et toute personne qui voudra se joindre aux discussions.
Catégories : débats publics