Texte de Gabrielle Partenza

Texte de Gabrielle Partenza, lu aux obsèques de Gridélidis Réal le 6 juin 2005 à Genève

 

Nous venons te saluer une dernière fois en ce monde.

 

Nous voilà, gauches, désarmées, un peu orphelines.

 

Nous resterons cependant debout, la tête haute.

 

Tu as pris ton dernier envol, mais tu es là, comme toujours, avec nous.

 

Tu as imprimé au fond de nos pupilles la chaleur de ton lumineux regard, pénétrant, magique !

 

Alors, pour un moment, que cesse la musique pour n’entendre que le silence mélodieux où seule ta voix résonne.

 

Je tiendrai la promesse que je t’ai faite, et notre lutte continuera, avec toi à mes côtés.

 

Toutes prostituées, connues, inconnues, te saluent, toi, la grande qui a bien trop souffert et qui pourtant, jusqu’au dernier souffle, s’est battue pour la victoire.

 

Alors nous vaincrons pour que ta souffrance n’ait pas été vaine. Ton combat se poursuit.

 

Nous serons dignes de toi, pour toi.

 

J’espère que les copines et autres étaient présentes en haie d’honneur pour t’accueillir. Sinon j’arrive vite fait pour les punir !

 

Nous t’aimons, t’aimerons à jamais. Tu restes au fond de nos cœurs, toi, la plus merveilleuse de nos sœurs.

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